Lorsqu'il s'agit de choisir entre une assiette de riz et une assiette de semoule, la nutritionniste Frédérique Chataigner n'hésite pas : le riz remporte la palme. Ses recommandations soulignent l'importance de sélectionner des féculents bénéfiques pour la santé dans le cadre d'un repas équilibré.
La semoule de blé : un choix à éviter
Vous hésitez entre le riz et la semoule à l'heure du déjeuner ? Selon Frédérique Chataigner, "il n'y a pas photo : choisissez le riz !" La semoule de blé, en particulier celle qui est blanche et non complète, ne présente que peu d'intérêt nutritionnel. Elle est produite à partir de blé transformé, ce qui la rend moins digeste que son homologue. De plus, elle apporte essentiellement des glucides, sans nutriments significatifs, contrairement à d'autres féculents comme le quinoa.
Lorsque l'on se réfère aux données du tableau Ciqual proposé par l'Anses, on constate que la semoule de blé dur cuite, non-salée, fournit principalement du sucre, sans vitamines, minéraux ou protéines notables.
Le quinoa, une meilleure alternative
Un autre inconvénient de la semoule est sa charge glycémique élevée, un facteur important qui influence la glycémie et les niveaux d'insuline. "À la place de la semoule de blé, optez pour le quinoa", recommande la nutritionniste. Ce dernier est riche en protéines végétales, fibres et minéraux essentiels, tout en ayant une charge glycémique réduite, ce qui en fait une option plus saine.
Choisir le bon riz
Si vous optez pour le riz, Frédérique Chataigner recommande de privilégier le riz basmati cuit pendant 12 minutes. "Ce type de riz a une charge glycémique moins élevée que d'autres variétés", indique-t-elle. Pour maximiser ses bienfaits, il est conseillé de le préparer plusieurs heures à l'avance et de le laisser refroidir au réfrigérateur. En effet, ce processus rend l'amidon plus résistant, augmentant ainsi ses propriétés bénéfiques pour la flore intestinale. Attention toutefois à ne pas conserver le riz cuit plus de 24 heures au frigo pour éviter les problèmes bactériologiques.
Merci à Frédérique Chataigner, hypno-nutritionniste et psychothérapeute, pour ses précieux conseils.







