Récemment, l'UFC-Que Choisir a décidé d'intenter une action en justice contre neuf fabricants de produits alimentaires et cosmétiques. En cause : la présence de nanoparticules dans de nombreux articles, alors que la législation impose leur mention sur les emballages depuis 2013.
Une enquête révélatrice
Avec l'essor des nanoparticules dans divers produits, qu'ils soient alimentaires, cosmétiques ou médicaux, leur impact sur la santé reste flou. L'association a analysé 16 produits de consommation courante pour vérifier la présence de ces nanoparticules. Le constat est alarmant : tous les produits analysés en contenaient.
Des produits à risque
Les nanoparticules, comme celles d'argent, de zinc, d'oxyde de fer ou de silice, sont des composants en très petite taille qui offrent des propriétés intéressantes, telles que des qualités colorantes ou anti-agglomérantes. Toutefois, cette minuscule dimension favorise leur pénétration dans l'organisme (poumons, peau, intestins). Malgré l'obligation de mentionner ces particules avec le label [nano] depuis quatre ans, le respect de cette norme est mis en doute.
Sur les 16 produits testés, seuls trois avaient effectivement mentionné la présence de nanoparticules. Parmi les marques impliquées figurent M&M's Peanuts, Sanex et Aquafresh. Plus inquiétant encore, six autres produits contenaient 100% de nanoparticules, incluant une soupe Casino, des épices Ducros, une préparation pour cappuccino, une crème solaire, ainsi qu'un stick à lèvres et du gloss.
Face à ces révélations, l'UFC-Que Choisir a donc décidé d'attaquer en justice neuf fabricants pour « non-respect de l'obligation légale de signalement sur l'emballage ».







