Se faire éconduire par un froid glacial, c'est le début d'une histoire mouvementée...
A l'extérieur, mais juste un instant
C'était il y a quelques jours au Petit Verdot, à Paris, où une réservation avait été confirmée. Mon ami arriva le premier, demanda une table réservée sous un faux nom, mais malheur, aucune réservation n’était en fait enregistrée. Le patron, cherchant de son côté, fit un amalgame avec ma véritable identité, ce qui provoqua une réaction immédiate. Mon ami fut relégué sur le pavé, tandis que la porte se fermait définitivement, comme une scène de comédie.
Efforts de rédemption
Un peu vexé, je me suis dirigé vers un bistrot voisin, La Marlotte (55, rue du Cherche Midi, Paris VIe). Un saint-joseph, un boudin noir et un crémet plus tard, la soirée avait pris une autre tournure. Pourtant, l'idée de retourner au Petit Verdot me trottait en tête. Une réservation sous un nouveau nom fut faite, et le jour J, accompagné de ma compagne, je me présentais, soigné dans mon apparence.
Le propriétaire se révéla d'une courtoisie charmante. Le repas débuta avec un feuilleté d'aubergines, avocat et crabe, préparé par le talentueux Yoshinori Morie. Au cours du dîner, le propriétaire approcha notre table, s'inclinant avec une pointe d'humour, reconnaissant notre présence. "Je vous ai reconnu, je m'incline !"
Un lieu d'exception
Hide Ishizuka, le chef du Petit Verdot, incarne un véritable artisan de l’humilité. Ce restaurant ne se visite pas comme les autres. Il faut y pénétrer en douceur, avec empathie, comme dans un sanctuaire. Ce n’est qu’alors que l'on découvre une cuisine empreinte de délicatesse. En quittant le lieu, nous avons regardé en arrière, pour nous assurer qu'il était bien réel. Cela nous a rassurés, il existe bel et bien.
Le Petit Verdot se trouve au 75, rue du Cherche-Midi, 75006 Paris. Pour un dîner, prévoyez un budget d'environ 50 €.







