Dans son dernier numéro de janvier, Que Choisir a évalué la composition de plusieurs aliments comme les yaourts, pains, sauces, jus et boissons végétales. Leurs conclusions sont préoccupantes : les choix sains demeurent rares.
Des graisses inopportunes
L'adversaire numéro un de notre santé semble être le sucre, souvent lié à des problèmes de surpoids et de maladies chroniques. Évitant les friandises sucrées, beaucoup se tournent vers les versions allégées. Cependant, Que Choisir alerte sur les pièges de ces choix : des produits étiquetés « sans sucres ajoutés » peuvent ne pas être moins gras ni plus sains. En analysant plus d'une centaine d'articles, ceux-ci révèlent que la réduction des sucres est fréquemment compensée par une augmentation des matières grasses. Par exemple, la tablette de chocolat sans sucres de Karéléa affiche 47 % de gras en plus comparé à la version classique, tandis que le pain de mie bio « sans sucres ajoutés » par La Boulangère, contient jusqu'à 121 % de graisses supplémentaires par rapport à d'autres alternatives.
Additifs à surveiller
Le problème ne s'arrête pas là. En effet, des ingrédients indésirables comme le sucralose ou l'acésulfame K, présents dans de nombreuses versions allégées, suscitent des préoccupations quant à leur impact sur la santé et la flore intestinale. Les yaourts Light and Free ou le thé glacé zéro d'Auchan en sont de parfaits exemples.
Sucres cachés à reconnaître
Il est également étonnant de constater que certains produits étiquetés « sans sucre ajouté » peuvent tout de même être riches en sucres naturels. Ces sucres proviennent souvent d'aliments tels que les conserves de fruits ou les boissons végétales contenant des céréales. Toutefois, quelques produits, comme certaines confitures et compotes allégées, parviennent à offrir une alternative vraiment plus saine en utilisant un plus haut pourcentage de fruits.
Enfin, bien que certaines marques de mueslis soient saluées pour leur liste d'ingrédients épurée, il est essentiel de rester vigilant quant aux portions consommées. Les produits allégés peuvent engendrer un faux sentiment de sécurité, incitant à une surconsommation, ce qui peut paradoxalement conduire à une ingéressement calorique supérieure.







