Des établissements de Saint-Tropez, emblématiques de la jet-set, suscitent l'indignation en imposant des dépenses minimales de plusieurs milliers d'euros pour une simple réservation. Et le malaise s'intensifie…
Si vous rêvez de dîner dans un restaurant à Saint-Tropez, préparez-vous à une facture salée. Var Matin a mis en lumière le fait que plusieurs restaurants exigent des montants de plus de 4 000 euros pour une table, voire 1 400 euros par personne. Cette coutume, bien que choquante, est révélatrice d’une pratique en plein essor dans cette station balnéaire réputée.
Des réservations très coûteuses
Saint-Tropez, synonyme de luxe, se transforme en terrain de jeu pour des tarifs vertigineux. Selon l'enquête de Var Matin, des restaurants imposent un minimum de dépenses qui peut écraser le budget des clients. "On vous demande vos nom et prénom. Si vous n'êtes pas dans leur base de données, oubliez les réservations", précise un client. Rien de tel que d'avoir une bonne réputation… ou de débourser des sommes folles pour espérer une table.
À cela s'ajoutent des pourboires "forcés" qui peuvent grimper jusqu'à des milliers d'euros. Une cliente témoigne : "Un ami s'est fait interpeller sur le parking parce que son pourboire de 500 euros était jugé insuffisant. Le personnel lui a exigé de laisser 20 % de la note." La pression s'exerce donc fortement sur les clients, qui se sentent souvent piégés.
Des conséquences à prévoir
Du côté des autorités, Sylvie Siri, la maire de Saint-Tropez, exprime sa consternation face à ces pratiques. "Ces faits sont extrêmement choquants et constituent une forme d’extorsion", a-t-elle déclaré. Elle s'inquiète également du pourboire imposé, qui, à ses yeux, trahit le sens même de cette gratification, qui devrait être laissée à la libre appréciation du client.
Siri souligne également l'illégalité des bases de données clients utilisées par ces établissements, qui sont contraires aux lois sur la protection des données. Elle a averti que les restaurants en infraction pourraient voir leurs licences de nuit annulées. Les clients, quant à eux, se trouvent dans une position précaire, condamnés à une forme de servitude économique dans l'un des lieux les plus glamour du monde.







