La célèbre entreprise Disney a récemment présenté un label conçu pour informer les jeunes consommateurs et leurs parents sur la qualité nutritionnelle de certains produits affiliés à la marque. Cette initiative pourrait en effet faire concurrence au Nutri-Score traditionnel.
Ce label, identifiable par son fond vert, sera apposé sur des produits variés comme des céréales, des bouteilles d'eau, des œufs ou encore des sachets de fruits secs. Son lancement coïncide avec le Salon de l'agriculture qui se déroule à Paris du 23 février au 3 mars. Le logo « Disney cuisine » sera visible sur des aliments jugés équilibrés, respectant une charte nutritionnelle strictement définie par la marque. Cette charte prend en compte divers critères tels que la quantité de sel, de sucre, de matières grasses ou encore les portions et les calories. Selon Disney, ce label vise à « accompagner les parents dans leur quête d'une meilleure hygiène de vie pour leurs enfants », comme l'indique un communiqué rapporté par Emballages magazine.
Le Nutri-Score, une obligation publicitaire
Cependant, cette initiative soulève des critiques, notamment chez ceux qui contestent la pertinence des critères du label Disney. Cette annonce intervient dans un contexte où, le 21 février, une proposition de loi sur la malbouffe a été débattue. À l'issue des discussions, l'Assemblée nationale a décidé de rendre obligatoire l'affichage du label Nutri-Score sur tous les supports publicitaires pour les produits alimentaires d'ici le 1er janvier 2012. Toutefois, cette législation ne contraint pas les producteurs à intégrer le logo sur les emballages de leurs produits.
Élaboré dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, le Nutri-Score a pour objectif de rendre l’étiquetage nutritionnel plus visible et compréhensible, en orientant les consommateurs dans leurs choix alimentaires. Les produits sont classés en cinq catégories allant de A, la plus favorable, à E.
Avec le lancement simultané du label Disney cuisine et du Nutri-Score, qui reste encore peu utilisé par les industriels, la confusion sur les choix nutritionnels des consommateurs pourrait se renforcer davantage.







