Dans son dernier numéro, 60 Millions de Consommateurs lance un avertissement : de nombreuses marques de chips mettent en avant leur aspect santé, mais cette promesse n'est pas toujours tenue.
Ces dernières années, des alternatives comme le houmous, les bâtonnets de carottes et les chips de légumes ont supplanté les traditionnels saucissons et rillettes sur nos planches d’apéritif. Cette transition a souvent conduit à un rapprochement avec une consommation plus consciente et à une chasse aux substances malsaines. Les calories et les additifs sont devenus des ennemis redoutés. Heureusement, l’équipe d’experts du magazine est là pour faire le tri. Elle a examiné 12 variétés de chips souvent qualifiées de "saines". La conclusion est sans appel : voici ce que tout consommateur devrait savoir.
Une illusion de légèreté
Bien que certaines chips affichent une teneur en matières grasses de 17 g pour 100 g, contre 33 g en moyenne pour les chips classiques, il est essentiel de rester vigilant. Ce qui semble être une promesse de légèreté est paradoxalement souvent compensé par une liste d'ingrédients excessive, parfois jusqu'à 22 composants pour les chips de lentilles de Vico. À l’opposé, certaines marques se distinguent par une composition réduite à trois ingrédients, mais elles affichent des niveaux de gras alarmants.
Les marques à surveiller
Parmi les références pointées du doigt par 60 Millions de Consommateurs, on retrouve les chips au sarrasin de Bretz et Carrefour ainsi que les chips de légumes de Tyrrells. Selon le magazine, ces produits contiennent entre 36 et 38 g de matières grasses pour 100 g, avec des acides gras oscillant entre 2,9 g et 4 g, soit 5 g de plus que les chips traditionnelles. Anthony Berthou, diététicien-nutritionniste, souligne que ces produits ont un "effet pervers" car ils donnent l'illusion d'être sains.
Un plaisir à consommer avec modération
La leçon à retenir est claire : malgré les efforts marketing des marques, un paquet de chips ne peut pas être considéré comme "sain". Selon les experts en nutrition, ces produits restent avant tout une source de plaisir. D’ailleurs, leur prix est souvent 4 fois supérieur à celui des chips classiques, ce qui en rend l'achat discutable. Ainsi, le magazine conclut qu’en fin de compte, les consommateurs paient pour une image marketing sans que cela ne se traduise par un réel bénéfice pour leur santé.







