Les fraises espagnoles vendues en France depuis la mi-avril comportent un excès de pesticides, selon Rappel Conso.
Pour les amateurs de ces délicieuses baies riches en antioxydants, la saison est à son comble ! Ces petits fruits, reconnus pour leurs anthocyanes, sont disponibles dans les supermarchés de cette période d'avril à juin.
Les risques de contamination aux pesticides
Cependant, certaines fraises présentes sur le marché peuvent être contaminées. Une étude menée au printemps 2024 par le ministère britannique de l'Environnement a révélé que la fraise est le fruit le plus contaminé par des résidus de pesticides à base de PFAS, surpassant même le raisin et les cerises.
Le site Rappel Conso a émis un avertissement le 22 mai 2025 concernant le rappel de cagettes de fraises commercialisées en France entre le 26 et le 30 avril 2025. Ce rappel concerne spécifiquement des cagettes de 1 kilo de fraises originaires d'Espagne, vendues par la marque FRES ARTE, identifiable par son emballage orange et rouge, avec le numéro d'identification 4056186627872.
Dangers liés à l'étoxazole
Quelles sont les inquiétudes entourant ces fraises ? Elles présentent un déséquilibre par rapport aux limites autorisées de pesticides, notamment concernant l'étoxazole.
Ce pesticide est utilisé pour contrôler la croissance des acariens, protégeant ainsi des cultures comme les tomates. En ce qui concerne sa dangerosité pour l'homme, les autorités de santé canadiennes soulignent que, chez les animaux, l'étoxazole montrait une faible toxicité aiguë par voie orale et cutanée, ainsi qu'une négligeable toxicité par inhalation. Il ne provoquait pas d'irritation des yeux ou de la peau, ni de réactions allergiques.
Cependant, des études sur des animaux exposés à des doses répétées d'étoxazole ont montré certains effets, comme des impacts sur le foie et des anomalies dentaires. Notons que ce pesticide n’a pas été lié à des cancers ni à des dommages sur le matériel génétique, et qu'il n’a pas d’effets nocifs sur le système nerveux, immunitaire ou sur la reproduction.
Source : Rappel Conso / Santé Canada







