Partenaire de la Semaine de la critique à Cannes, Nespresso invite trois chefs à réaliser un menu inspiré d’un film primé avec, en guest star, le café. Leurs recettes en avant-première.
Du 14 au 23 mai, Cannes devient le théâtre des saveurs. Trois chefs renommés, Yves Camdeborde du Comptoir du Relais Saint-Germain à Paris, Christophe Dufau des Bacchanales à Vence, et Florent Ladeyn du Vert Mont à Boeschepe, se succèdent sur une plage dessinée par Jean-Michel Wilmotte. Chacun d'eux se transforme en réalisateur d'un dîner audacieux, avec un scénario de cinq plats et un décor élaboré, rendant hommage à l'univers cinématographique qui les inspire. Un véritable décryptage gastronomique.
Florent Ladeyn, le tendre rebelle
Les Quatre Cents Coups, de François Truffaut, prix de la Mise en scène 1959. Quel lien entretenez-vous avec le film ?
Ce film évoque la rébellion juvénile. Comme ces adolescents, je crois que s'affirmer sans détruire est essentiel. En cuisine, je cherche aussi à tracer ma voie, fidèle à mes racines.
Le concept de votre menu ?
Je revisite les plats d’école de mon enfance : carottes râpées, céleri rémoulade, poisson pané, sublimés par des morilles et un magret de canard fumé au foin. La cuisson au foin évoque mes origines, un lien au naturel cher à mon cœur.
Quel est votre ingrédient vedette ?
Le jambon blanc, un classique aussi souvent oublié. Je propose des tortellinis au jambon.
Yves Camdeborde, le diabolique
Sous le soleil de Satan, de Maurice Pialat, Palme d'or 1987. Quelle impression vous laisse ce film ?
C'est un récit sur la folie. La scène où Gérard Depardieu ressuscite un enfant m'a marqué. Mon parcours, fortement lié au mystère de la foi, m’a toujours touché. Sylvie, l'épouse de Pialat, est une habituée de mon restaurant, et cuisiner pour elle est un honneur.
Le thème de votre menu ?
Inspiré par la religion, j’ai créé une soupe froide au curry, suivie d'une poularde à la diable et d'un saint-pierre grillé. Comme clin d'œil, un dessert représentant une religieuse dans un miroir de café et un amuse-bouche en hommage à une scène sacrée.
Quel en est l’ingrédient star ?
Le diable, omniprésent dans chaque plat !
Christophe Dufau, le commandant
Le Monde du silence, de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle, Palme d'or 1956. Quel impact a eu ce film sur vous ?
Il m'a remplie d'émotions durant mon enfance. J'opère des plongées en apnée en Méditerranée avec Esty Grossman, ma compagne, qui a conçu des plats inspirés de la mer pour l'événement.
Votre menu s'inspire de quel univers ?
En tant que commandant Cousteau, je me mettrai en scène avec marinière et bonnet rouge, tandis que mes serveurs seront en homme-grenouille. Le repas évoquera les merveilles marines : tempura de fenouil, beignets d’anémone, œufs de caille dans du sable comestible, et langouste au café. Le dessert sera une plongée sucrée et iodée.
Quel est l’ingrédient clé ?
Mon attachement à l'univers sous-marin.







