Au Danemark, un événement tragique s'est produit lorsque un homme de 69 ans a été victime d'une intoxication mortelle due à une noix de coco avariée. L'incident, survenu en 2021, alerte sur les risques des aliments mal conservés.
Une période d'attente périlleuse
Ce sexagénaire, résidant à Aarhus, a craqué pour une noix de coco « prête à boire », une option prisée en été. Cependant, il a laissé le fruit sur sa table de cuisine pendant plus d'un mois avant de l'ouvrir. En s'y attaquant avec une paille, il découvre avec déception un goût désagréable, indicative de détérioration. Le fruit finit alors à la poubelle, mais les répercussions ne sont pas terminées.
Des symptômes alarmants
Peu après avoir ingéré le liquide, l'homme commence à ressentir des symptômes sévères tels que transpiration excessive, nausées et confusion. L'inquiétude grandit et une ambulance est appelée. Quatre heures et demie après sa consommation, il se retrouve dans un état très critique, souffrant de contractions musculaires involontaires et d'une atteinte cérébrale. Malgré une intervention médicale rapide, son état s'aggrave et il est déclaré en état de mort cérébrale le lendemain.
Une toxine redoutable en cause
Qu'a révélé l'autopsie ? Les médecins ont trouvé la présence du champignon Arthrinium saccharicola dans son organisme. Ce dernier est redouté pour son acide 3-nitropropionique (3-NPA), une substance extrêmement toxique pour le système nerveux. Le taux de cette toxine dans le sang de la victime était significatif. Des intoxications similaires ont été signalées à travers le monde depuis des années, principalement en Chine et en Afrique.
Les médecins, dans leur étude publiée dans le journal Emerging Infectious Diseases, rappellent une précieuse recommandation : les noix de coco, même en apparence prêtes à la consommation, doivent être conservées au réfrigérateur et consommées dans les jours qui suivent l'achat, à une température ne dépassant pas 5°C.







