Samedi soir, au restau
Samedi soir, un moment propice à l'aventure. Heure de lecture : 3 min. 51.
Il suffit parfois d'un imprévu pour découvrir une ville. La vie prend un tour inattendu lorsque l'on se retrouve, en pleine nuit, sans essentielle de voyage. C'est un samedi soir, aux alentours de 21 heures, dans le quartier animé de la gare de Rennes. À l'hôtel Kyriad, la réceptionniste hésite, son regard scrutant la liste des possibilités. "Il ne reste qu'un bistrot au bout de l'avenue. Ça s'appelle Le Galopin. Il doit y avoir encore quelques tables disponibles." Optant pour la plus près d'un pilier, je me retrouve finalement face à un confrère de table au visage imposant. Quand on est seul dans un restaurant, chaque bribe de conversation prend une dimension unique, créant un ensemble sonore captivant.
Au Galopin, le cadre est idéal pour observer des couples engagés dans des tentatives de réconciliation, des fiancés lançant des défis inattendus à leur partenaire. Les serveurs, heureux d'avoir un public, ajoutent leurs chaleureuses salutations. En cuisine, le chef Sébastien Guihard fait preuve d’une créativité palpable, offrant des plats qui surprennent par leur audace, allant de la sole à la plancha au magret de canard accompagné d'une pulpe d'ananas.
Bien qu'on puisse penser avoir déjà goûté ces plats, la présentation vibrante et le goût savoureux redonnent vie à cette expérience culinaire. Chacun des plats présente une touche d'originalité. Au fil du repas, un directeur de salle circule avec une roulette de la chance, amenant une atmosphère de jeu. Choisir le numéro 23 devient un moment de suspense, se soldant par la perte — mais le lot est un charmant livre intitulé Le Galopin, mode d'emploi, écrit par le maître d'hôtel, Ar Furlukin, qui se prête au jeu de la dédicace.
Cet ouvrage offre un aperçu fascinant de la clientèle : des dames solitaires, des sportifs célèbres, de riches touristes, et même des personnes singulières se mêlent dans un ballet sociétal. Tout cela souligne le caractère vivant de cet endroit où chaque client, en quête de réconfort, termine sa semaine en partageant des instants de complicité, grignotant du temps au sein de cette atmosphère accueillante.
Le Galopin, 21, avenue Janvier (02 99 31 55 96). Plats autour de 30 euros.
Visitez francoissimon.typepad.fr pour en savoir plus. Ligne directe : 01 57 08 55 19.







