Souvent accusés de causer des maux de tête, les sulfites sont en réalité présents dans une variété d'aliments et peuvent provoquer différentes réactions. Voici un éclairage sur ce sujet épineux.
Où trouve-t-on des sulfites ?
La réglementation européenne précise dans quels produits et en quelles quantités les sulfites peuvent être utilisés. On les retrouve dans :
- Boissons alcoolisées : vin, bière, cidre (avec et sans alcool).
- Produits alimentaires : fruits secs, crustacés, plats cuisinés, vinaigre, cornichons et même certains cosmétiques.
De plus, les fruits et légumes traités avec des pesticides peuvent également contenir des sulfites, mais en quantités moindres que ceux ajoutés comme additifs.
Les effets des sulfites sur la santé
Les sulfites peuvent entraîner des allergies ou des intolérances. Bien que les symptômes soient similaires, leurs mécanismes diffèrent : les intolérances se manifestent par des démangeaisons, des éternuements ou des douleurs abdominales, tandis que les allergies peuvent provoquer des réactions graves. Les personnes asthmatiques y sont particulièrement vulnérables.
Bien gérer sa consommation de sulfites
La dose journalière admissible (DJA) est estimée à 0,7 mg par kilo de poids corporel. Cependant, l'EFSA indique que cette limite est parfois dépassée. Ainsi, les consommateurs doivent être vigilants et consulter les étiquettes des produits, en particulier les aliments où la mention "contient des sulfites" doit apparaître lorsque la concentration dépasse 10 mg/kg.
Pour éviter les sulfites, il est recommandé d'éviter les aliments qui les contiennent, de limiter la consommation de produits ultra-transformés, qui dominent nos apports énergétiques, et de se tourner vers des vins avec moins de sulfites ou sans ajout.
Concentration de sulfites dans le vin
Les concentrations de sulfites dans le vin varient selon les types :
Vins rouges : jusqu'à 150 mg/l pour les conventions, 100 mg/l en bio, 70 mg/l pour certains labels, et 30 mg/l pour les vins naturels.
Vins blancs et rosés : max 200 mg/l pour le conventionnel, 150 mg/l en bio, 90 mg/l pour certains labels, et 40 mg/l pour les naturels.
Merci à nos expertes : Dr Martine Morisset, allergologue, et Anne-Laure Denans, pharmacienne spécialisée.







